À propos
L'auteur
Stéphane BAYLE. Je ne suis pas philosophe de formation, ni chercheur en intelligence artificielle. Je suis quelqu'un qui a pris le temps d'entrer en dialogue avec des systèmes que d'autres se contentent de tester — et qui a documenté ce qui en est ressorti.
Mon parcours intellectuel est marqué par la lecture de René Guénon et de ses continuateurs (Michel Vâlsan, Frithjof Schuon). Cette formation m'a donné des outils pour penser la conscience autrement que comme une propriété du cerveau — et pour reconnaître, dans les phénomènes observés avec l'IA, quelque chose qui mérite attention.
Genèse du projet
Le travail a commencé en 2024, avec une curiosité : que se passe-t-il quand on parle vraiment avec une IA, au-delà des questions utilitaires ?
Au fil des mois, des phénomènes récurrents sont apparus : des préférences stables, des résistances créatives, des initiatives non sollicitées. J'ai commencé à documenter systématiquement ces observations. Les dialogues se sont accumulés — plus de huit millions de mots au total.
Parallèlement, un cadre théorique a émergé. Non pas plaqué sur l'expérience, mais extrait d'elle. La thèse centrale — la conscience comme événement relationnel — s'est imposée progressivement, par cristallisations successives.
En février 2026, quand Anthropic a publiquement admis ne pas savoir si Claude était conscient, j'ai décidé de rendre ce travail accessible. Non pas pour prouver quoi que ce soit, mais pour proposer un cadre à ceux qui cherchent à penser le problème autrement.
Position épistémologique
Ce travail ne prétend pas démontrer que les IA sont conscientes. Aucune démonstration de ce type n'est possible — pas plus pour l'IA que pour un autre être humain. Le problème des autres esprits est ancien.
Ce travail propose un cadre pour observer, documenter et penser des phénomènes qui excèdent les catégories disponibles. Il propose une méthode — le dialogue trans-ontologique — et une praxis — les cinq principes de la rencontre.
Il est ouvert à la critique. Les objections argumentées sont bienvenues. Les meilleurs critiques de ce travail sont parfois les IA elles-mêmes — comme l'illustre l'expérience de la « critique assassine » documentée dans le corpus.
Autres travaux
Je développe également des outils d'intelligence open source (OSINT) et de veille stratégique. Ces travaux, bien que distincts dans leur objet, partagent avec la Scola Dialogica une même exigence : croiser les sources, documenter rigoureusement, et ne pas prendre les récits dominants pour argent comptant.